Hellbats – Dark’n’Mighty (2005) / 5 000 Miles in the Midwest (2016)

Je ne pensais pas écrire aussi tôt sur Hellbats, et en même temps je trouve que ça fait tellement tard. En y réfléchissant mieux j’aurais dû commencer par eux.
Parce qu’Hellbats c’est avant tout deux choses pour moi : la découverte du monde Psychobilly (et la a0908294933_10référence ultime avec cet opus), et ensuite une sorte de point de repère dans mon étendue musicale. Un album sur lequel je tombe souvent, fait pour pallier à la faiblesse musicale dont le monde peut faire preuve et à l’ennui. Un qui ne me lassera pas et qui devrait mettre tout le monde d’accord sur Terre !
N’ayons pas peur de le dire, pour moi cet album est culte.

Déjà sur le papier rien à redire : alliance de rock burné et de métal. Le tout avec un spirit horror punk… une mixture infaillible. Mais ça ne s’arrête pas là, et l’ajout de la contrebasse rend la musique plus profonde, inspirée et lui donne plus de sens.
Et comme si ça ne suffisait pas, le trio de Montbéliard (parce que oui, ils sont eux aussi Français!) a un univers bien à lui qu’il décline au travers de chacune de leur sortie (3LP & 2EP). Mêlant différents types d’horreurs selon le skeud. Ici c’est charnel, à l’image de la musique.

On s’intéresse donc à leur premier. On dit souvent que les groupes n’arrivent jamais à reproduire la magie du 1er opus. Pour Hellbats je dois dire que je suis d’accord (même si les suivants sont de bonnes factures et presque aussi marquants chacun dans leur style). Peut être un mélange de spontanéité, de folie de la jeunesse et d’un coup de génie. En tout cas ils ont mis la barre très haute.
Dès l’ouverture on en prend plein les oreilles. Une production impeccable et organique, un son chaud, carré et bien envoyé. Des riffs à la pelle, une puissance rythmique à t’en décoller le papier peint (la contrebasse rajoute un énorme cachet) et un chant unique. Surprenant au début, mais tellement426195_212692435494572_508759474_n classieux et personnel. Avec cette voix, Élibats nous déclame sa rage, sa passion et peut étendre son répertoire à travers toutes sortes d’émotions !
C’est un album avant tout métal, mais loin d’être plan-plan et qui arrive à véhiculer de puissantes réactions. Encore après une millième écoute j’en ai le poil qui se hérisse.
Chaque morceau à son approche différente, ce qui en fait un album varié et qui ne tourne pas en rond. Ce qui joue évidemment sur le fait que je ne lui trouve pas de défaut, et que je ne lui en trouverai sans doute jamais.
La première moitié te met carrément dedans, puissante et efficace (« Queen Orchid » – « GrandmaDeath » et l’interlude « Dark’n’Mighty ») et contient ce que je considère comme l’hymne du groupe « Heavy Rockers ».
Puis passé la moitié, une renaissance magistrale, avec des morceaux profonds et épiques (« Deep in your mind » – « Asylum Park ») pour finir en violence et surpuissance (« Where is the wolf ? »). Un gros pavé dans la gueule, mais on en redemande. À peine le temps de souffler que c’est reparti pour un tour avec « Lost Indians ». Et ce n’est que maintenant (bien tard me direz vous) qu’on se rend compte qu’on ne les arrêtera plus. Il en résulte quoi ?
Un trépignement d’impatience, dans l’attente de la fin du skeud avec l’idée de se le remettre une nouvelle fois dans les esgourdes.

Cette fois-ci, une fois n’est pas coutume, je ne me le remettrai pas. Mais j’enchaînerai sur la suite de leur disco’ à la place ! Toute aussi intéressante et riche.
Du travail minutieux, il n’y a pas à dire. Aucun détail n’est omis, et on atteint la perfection.
On ne l’approche pas, on la touche.
Plus qu’un album parfait ou qu’un esprit : une philosophie à adopter.

Et comme le dit Élibats lui même : « We won’t never surrender ! »

https://www.hellbats.com/
https://www.facebook.com/hellbatsofficiel/

Howard Bartleh

5 000 Miles in the Midwest (2016) [DVD]

10ans après la sortie de leur 1er album, voilà la sortie de 5000 Miles in the Midwest. Basé sur le principe d’un documentaire, filmé sur place lors de la tournée aux US pour la promo de ce dernier. Un objet qui 14900521_1124596617588601_3855531895041610792_nravira les fans, et conviendra aussi aux familiers du genre !
Un vrai témoignage de la culture Punk-rock (et autres dérivés) et de la vie sur la route.

Rêveries US réalisées ou désillusions ?
Rien de tout ça, les Hellbats nous prouvent qu’ils gardent les pieds sur terre. Des moments de vie partagés, des lives inédits captés et des entretiens exclusifs avec chaque membre pour un retour sur chaque date faites sur le sol US. Leurs déboires et leurs bons souvenirs sont en boite.

5000 miles, 2 semaines, 14 concerts, 2 clips, 1 doc’ intéressant et surtout 1 bel hommage à Elek’Nick parti trop tôt (lâchement abattu en 2006).

Évidemment indispensable dans la collec’ !

Proposé par le Klub 333 :
http://klub333.blogspot.fr/
https://www.facebook.com/Klub333psychobilly/?fref=ts

Howard Bartleh

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4 réflexions au sujet de « Hellbats – Dark’n’Mighty (2005) / 5 000 Miles in the Midwest (2016) »

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