Danzig – 6:66 Satan’s Child (1999)

Avant toute chose, je commencerais par dire que je suis clairement impressionné… Quoiqu’il fasse, IL fournit toujours un travail de qualité tant par la forme que par le fond.
Avec le dernier chapitre qui évoquait Danzig, on s’était quitté avec le bon IV et le chef d’oeuvre III : How the Gods Kill. danzig_6_66_satan_s_child
On se retrouve maintenant avec son 6e opus entre les mains : 6:66 Satan’s Child.
Et il s’attaque donc à l’indus’ avec cette galette (suite logique, après le virage qu’entamait son IV et ses touches expérimentales).

Il nous sert un album brut et lourd aussi bien dans la composition que dans l’ambiance.
Les chansons s’enchaînent et on en prend plein la face. Le son de guitare est puissant et nous assomme tel des coups de hache bien envoyés dans notre modeste carcasse. La batterie claque (ce son de caisse claire ! Sec comme j’aime) et une basse glauque et dégoulinante (outre la musique, instrument contondant pour fracture de boite crânienne).
Je retrouve la hargne qui faisait défaut au IV. Il veut de la violence, et ça tombe bien parce que nous aussi ! Le passage à un son plus indus pour certain groupe peut-être discutable et se fait dans la souffrance (de l’auditeur dans la majorité des cas). Mais là c’est totalement opportun. Danzig se lâche et se sert de tous les moyens qu’il a pour travailler à la perfection ses albums. Ici l’utilisation de machines comme instrument à part entière développe une ambiance lourde, étouffante voir presque poisseuse.
De plus, un groove propre à l’indus’ prend part dans cet album avec une section rythmique bien mise en avant. Ça gagne en efficacité et en déboîtage de nuques !

Niveau de l’ambiance je te plante le décor. On se croirait en plein enfer, des gens torturés à perte de vue, avec comme seule consolation : ce concert mythique.
Le seul petit défaut que je pourrais trouver à l’album (en grattant profond quand même), c’est paradoxalement le chant. Un choix, c’est clair et net. La voix trafiquée légèrement renforce le côté « liturgique » et macabre. Mais elle me fait l’effet parfois d’un chant « fatigué ». Même si au vu de la prestation je suis sûr que j’ai tort (les lignes de chants sont quand même travaillées mélodiquement).
Et puis merde, même si c’est légèrement trafiqué, ses envolées lyriques me feront toujours autant d’effet ! Même atténuées.
Des frissons, de la puissance… Je me sens vivant et plus fort que jamais.
L’album est une machine à tube du genre ! Mention spéciale pour « Firemass » qui est un morceau de dingue ! Il ne pourrait y avoir que lui que l’album fonctionnerait sans problème.
Pour moi c’est survalidé, il rejoint les pépites de ma discothèque. Et en plus d’une musique de folie, l’artwork est sublime. Signé Simon Bisley (camarade de Danzig ayant travaillé sur pas mal de ses pochettes et actif au sens de sa maison d’édition de comic Verotik [http://danzig-verotik.com/verotik/]), c’est un portrait objectif et soigné du Danzig. Après écoute de l’album tu ne le verras que comme ça !

Petit anecdote. En France l’achat de ce genre de cd (et je ne te dis pas en LP) est bien limité. Ça se cantonne à un unique exemplaire du dernier album sorti dans une boutique spécialisée. Et encore, quand on est chanceux ! J’ai donc profité d’un petit trip à Londres, et d’une tournée des disquaires pour me le prendre. Record battu : 1er disquaire, 1er bac de skeud..MANGE toi ça la France!

Après plusieurs écoutes de l’album c’est indéniable : après une lutte contre le Diable, IL siège sur le trône des enfers. Sa place légitime.

Howard Bartleh

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