Uncommonmenfrommars – Easy Cure (2012)

D’un bon album au génie il n’y a qu’un pas que certains ne dépasseront jamais. Eux l’ont franchi avec brio. Net et efficace, 30 minutes d’un cours de High Standing in Punk Rock music !

304377_389635001109945_628418579_nJe n’arrive pas à sentir la naïveté, l’insouciance et le côté je-m’en-foutiste habituel du genre dans leur son. Que la maîtrise et la classe. C’est sûr c’est fun, décontracté et parfois bien léger, mais toujours carré, précis et professionnel ! Ils sont loin de groupes comme Sum 41 (que j’aime) ou encore Blink182 (que je déteste) qui ne respirent pas toujours l’intelligence. Et c’est en évitant de tomber dans les clichés et les gimmicks du genre qui finissent par être embarrassants que les Unco’ s’élèvent au-dessus de tous.
Avec Easy Cure ils signent leur travail le plus abouti, la synthèse de tout ce qu’ils ont pu faire avant en encore plus efficace. Leur dernier donc et leur meilleur. Une trace indélébile laissée dans cet univers indépendant Punk hexagonal, je suis sûr mondial mais surtout dans mon esprit. L’album parfait de punk/rock par excellence. La première marche du podium, les empereurs du style, les intouchables…Des légendes toujours à 200 % pour donner le meilleur d’eux-mêmes. La bande des frères Ed, Trint and Daf, accompagnée du Grand Jim, réunie en studio pour la dernière fois pour enregistrer un album où ils donnent tout, sans aucun regret, où l’harmonie, la passion et la frénésie résonnent !

The Good, the better and the BEST of the best.

J’ai beau chercher à trouver des lacunes, l’album n’en a aucune. C’est fou, moi qui boudait la France jusqu’à peu, je me rends compte que c’était surtout par ignorance. Maintenant je ne jure en partie que par ça. On me parle de Psychobilly, je pense directement à Hellbats et leur premier album que je placerai toujours en haut. Surf Music ? idem avec les Demon Vendetta et maintenant je trouve LA référence du punk rock en la personne des Uncommonmenfrommars. Et pourtant je ne les ai pas découvert il y a si longtemps. Pour être honnête totalement par hasard pendant le visionnage du DVD clip de David Basso ! Je connais Forest Pooky depuis des lustres (avec le deuxième album de Black Zombie Procession et en solo), et je suis tombé sur le reste de la fratrie avec leur clip « Dead Inside ». Je trouvais le chant un peu similaire, quoi de plus normal me direz-vous… Depuis je suis totalement tombé sous le charme de la recette.
La magie opère sans problème. Avec cette image qui colle au punk-rock et en prenant leur pied à chaque instant, ils arrivent quand même à maintenir le cap sur une discographie puissante, remplie de passion et sur-qualitative. Aucun malaise tout est là, à sa place et quand il faut. Ils ont le juste milieu, pas de fainéantise et aucune corruption liée à un quelconque succès qui mène à se la couler douce et sortir album plus que moyen sur album plus que moyen. Ils gardent une constante de progression de qualité !
uncommonmenfrommars-photo-50695cf202717C’est sûr qu’on sent cet esprit décontracté et cool mais sans jamais oublier que c’est une histoire sérieuse et là où certains groupes s’enterrent dans le genre, sortent la même recette coup sur coup, eux innovent et ne se complaisent pas dans la routine. Même si pour eux les sorties cds ne sont juste qu’un moyen de tourner et de varier la setlist, ça n’empêche pas que quand ils s’y mettent ils s’y mettent vraiment, sans bâcler le travail ! Ils arrivent toujours à sortir une déclinaison du style, frappent là où on ne les attend pas toujours.
Surprise rime avec plaisir ! Et c’est totalement vérifié avec eux.
Tout est fait avec souci du détail, et si ça marche tant c’est qu’en grattant un peu on se rend compte de la complexité du skeud. On n’est plus là pour rigoler, mais pour laisser une marque. Ça alterne entre hymnes punk prêts à rester dans la tête des gosses hésitants sur leurs planches de skate (« Half burning Cigarette Butt »), mais aussi pour calmer les esprits des darons les plus durs à convaincre et les plus hardis (le duo Beastie Boyesques « Guess what » et sa magnifique reprise sous speed « Do you believe ? ») pour finalement tous nous scotcher avec la grande, la puissante, la classe, la démentielle, l’iconique, l’intouchable « BLUE PILL ». L’un des morceaux le plus puissant de leur discographie, du punk et de la musique amplifiée en général. La plus grosse claque musicale que l’humanité ait été en droit de prendre. Dans mon top 5 des meilleures chansons de cette dernière décennie sans hésiter. Jamais je ne m’en lasse, elle allie professionnalisme, efficacité, surprise, noblesse, rage, maîtrise et hit… Un vrai crochet du droit dans la caboche. Et ouais, même des groupes aux allures plus modestes peuvent vous sortir des titres légendaires ! Une chanson expéditive sur laquelle le chant (trop rare?) du Big Jim sublime : un job rempli. Une tonne d’éléments qui en font un incontournable ! C’est rare, mais rien que pour cette chanson j’aurais acheté l’album les yeux fermés.
uncommonmenfrommars_live_paris_13Mais je n’oublie pas la grande « Distorded information » pour clore ce septième et dernier album de la plus belle des manières. Une variété intelligente dans ce morceau, loin d’être con et captivant. Ils résument bien ce dont ils sont capables : être réfléchis, du sérieux et du talent.
On trouvera aussi quelques passages plus légers où se marrer n’est pas interdit avec « Jim got in a fight with Brian Molko ». Histoire vraie qui plus est, confrontant le leader des Placebo contre notre fierté française ! Ça clashe et ça balance, et nous montre qu’être une star n’empêche personne d’être ridiculement con. Mais je ne vous en dit pas plus, ça vaut le détour.

Bref, on tient un album qui a de l’énergie à revendre, tel un ado’ énervé, invincible et indomptable. Le genre d’album qui te fournit une parenthèse totale sur le quotidien planplan. On oublie tout on monte le volume et ça bounce dans le cerveau. Headbang dans tous les sens and Cie !

Encore une fois Back to the basics ! Je retourne aux racines, là où je me sens à l’aise. Il ne faut pas toujours chercher compliqué et ce groupe me filera toujours la banane ! Je retrouve un peu cette insouciance et cette naïveté propre à mes années lycées en écoutant ce groupe. Plus inspirés que leurs congénères américains, on en revient au même : « Passion Rules the Game » !

Howard Bartleh

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s