Vidéotopsie N°18 : Spécial Amityville (2016), David Didelot

20 Octobre 2017. Dix jours avant le Samhain tant attendu, la Vidéotopsie peut enfin commencer… Un parfait saut de l’ange dans cette atmosphère particulière de fin octobre, avec dix lunes pour tout digérer. Et heureusement, la bête est finie juste à temps pour en parler en ce jour fatidique.
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Pour planter le décor je vous rappelle la mise en bouche (La Saga Amityville [Documentaire]) qui (ne) m’avait préparé à ça. Au programme ? Amityville comme vous ne l’avez jamais vu, passé au peigne fin, décortiqué et étudié sous absolument tous les angles. À commencer par cette longue autopsie lente et douloureuse du presque perfectible chef-d’œuvre de Damiano Damiani : Amityville II le Possédé. Le film est passé au crible avec, comme le documentaire, une approche personnelle dès le début. Mais l’affaire est sérieuse et Mr Didelot en fin analyste étudie chaque détail de ce coup de force à la loupe, allant finir jusque dans la plus petite ligne de crédit du générique. Un vrai Sherlock démontrant que c’est un coup réussi ; étudiant chaque argument qui fait de cet opus, boudé et pointé du doigt par le public, un vrai bon film. Pas juste un coup plaisant de la nostalgie, mais réellement un bon film qui a été injustement jugé. Une bobine qui se doit de récupérer ses lettres de noblesses et son statut de film fantastique incontournable, réellement flippant et quasi culte !

Mais ce n’est pas tout et David, accompagné de sa fidèle équipe (j’ai nommé Rigs Mordo, Christophe Gaquière et Stéphane Prieur), explore la mythique maison – de la cave au grenier en passant par le placard à balais pour finir dans le vieux cagibi dont tout le monde hait l’existence (cet Amitytiville Asylum qui m’a l’air affreusement affreux). Fort d’une filmographie quantitative, le mythe Amityville n’aura malheureusement pas que des adaptations de qualités. Un problème pour la troupe ? Aucunement. Ils auront tout avalé pour nous recracher leurs ressentis et leurs critiques toujours subjectives, mais pleines de justesses. Si vous aviez envie de vous enfiler quelques bobines de cette maison fantôme plus vraie que nature, vous voilà avec le guide parfait à porté de mains ! Et je dis bien parfait, car c’est un guide qui s’attardera sur tous les détails. Vous en apprendrez des tonnes, des vertes et des pas mûres ainsi que des tas d’anecdotes sur le sujet. S’attardant même jusqu’aux différentes éditions des galettes qui ont pu sortir dans le monde. Dis comme ça, ce dernier détail peut paraître anodin. Mais n’ayant vu ça nul part ailleurs (ou que très rarement), j’ai été agréablement surpris. Ce qui me laissa le sentiment d’être respecté et de ne pas être pris pour un con. Mon achat de ce deuxième opus de la saga, dans la meilleure des copies possibles, ne peut qu’en témoigner – une ultime récompense après l’acquisition de cette petite bible. Enfin bref, après lecture de ce 18ème numéro vous saurez tout sur la saga. Le statut de spécialiste ne sera pas atteint (il faudra tous se les farcir avant) mais vous pourrez facilement vous la raconter en soirée.
15380454_1580452531969550_8873680519375856362_nEt si seulement ça s’arrêtait là, mais plus qu’un plaisir pur et palpable à la lecture de ces critiques, la plume du Sieur Didelot ajoutera une touche de questionnement et de réflexion subtile sur de plus vastes sujets. Tel que la place du divertissement dans le monde, mais aussi le statut de la société consommatrice de films de genre au sens large. Le film n’étant malheureusement réduit à nos jours qu’à « satisfaire à l’impatience du client pressé », un produit souvent bâclé pour un client éternellement insatisfait dont la qualité n’est plus un argument valable.… Tout compte fait, un triste constat de la société dans laquelle nous vivons malheureusement…
Il finira finalement ce fanzine en douceur et sur des sentiers plus communs (mais pas moins plaisants). Petit passage en revue de la culture au plus large qu’il aura eu la chance d’avoir entre les mains : beaux livres, romans et fanzines chroniqués pour finir en beauté.

Pour conclure sur cette « chronique fanzine » spéciale Halloween : Gloire à Vidéotopsie ! Ce premier pilier du fanzinat hexagonale. Un grand exemple pour beaucoup, toujours au sommet niveau qualité/fraîcheur et toujours fait avec cette même énergie et ce même dévouement. Un fanzine qui sent la passion jusqu’au bout des doigts, calé à 100%, informatif, ludique et qui touche totalement au but. C’est à se demander égoïstement pourquoi notre Vidéotopsieur rebouche l’encrier et range sa plume… 

Pour l’actualité du gazier : – https://www.facebook.com/Videotopsie/
Pour soutenir et se procurer le fanzine : – http://videotopsie.blogspot.fr/

Howard Bartleh

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