Médusa Fanzine N°18 : Spécial Charles Band (2000/2013), Didier Lefèvre

couv médusa 18C’est un pas après l’autre que je passe du 5ème numéro de Médusa au 18ème. Et quelle marge de progression : qualité du papier et de la mise en page un cran (que dis-je : une falaise) au dessus pour un contenu encore plus intéressant. Mais je n’étais pas perdu : le ton est là et Didier Lefèvre mène toujours sa troupe là où il veut pour de la Bisserie & Zèderie en veux-tu en voilà ! Avec ce 18ème numéro on a le droit à un focus intégral sur Mr Charles Band en personne. Une rétrospection de sa carrière de producteur connaissant les rouages du business cinématographique sur le bout des doigts. Ou comment faire de l’argent et des économies en une centaines de leçons. J’ai toujours préféré Corman dans la discipline, je lui trouve un côté plus amoureux du cinéma et plus artisan, mais Band n’est pas en reste et sa carrière demeure tout de même impressionnante et respectueuse en tout point. Du mauvais il y en a eu et on le comprend très bien, mais du bon (voir du très bon) aussi. Et malgré ma réticence de départ pour ces tonnes de bobines, je ravise de plus en plus mon jugement (merci Mr Lefèvre!). Blooddolls, qui traîne depuis des années sur l’étagère, connaîtra t-il bientôt son heure de gloire chez Film Reels from Outer Space ? Seul l’avenir nous le dira. Mais en tout cas l’équipe du Médusa m’a convaincu d’une chose : on peut trouver le plaisir n’importe où. Même dans la énième et plus fauchée suite de PuppetMaster. Mais surtout dans n’importe quelle bobine de Stuart Gordon ou Schoemeller !
Ce que j’aime par dessus tout chez Médusa Fanzine c’est l’osmose parfaite entre la passion du spectateur avec le travail d’information poussé pour chaque projet chroniqué. Par ce biais on apprend les petites subtilités et l’esprit qui font un film labellisé Charles BAND. On en vient à tout savoir sur ses différentes boîtes de productions (Full Moon, Empire, etc), sa manière de travailler en tant que producteur et son savoir faire. Médusa est la meilleure définition donnée au terme « mêler l’utile à l’agréable ». On en ressort grandit et plus intelligent. Un ton toujours subjectif pour un résultat sérieux et académique ! On notera aussi un effort de mise en page conséquent, quasi toujours construit sous le modèle d’une critique accolée à une affiche magnifique en grand format. Rien n’est laissé au hasard et il en ressort une dimension presque artistique en feuilletant ces pages. C’est un régal que de voir et étudier ces artworks toujours magnifiques (et parfois beaucoup plus travaillés que les dites bobines). Un argument de vente imparable…Si je m’écoutais je les regarderais toutes au vu de ces visuels ! Des bobines où la souplesse est de rigueur et où il ne faut pas chercher plus loin que le divertissement. Ça n’a pas l’air facile tous les jours dans l’écurie Band de faire des scénar’ qui tiennent la route. Mais il ne faut pas toujours se poser des questions et juste les apprécier pour ce qu’ils sont : la morale de notre bon vieux Didier !

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Médusa N°28 disponible depuis Octobre 2017

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Howard Bartleh

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