Trashtimes N°17 (2016), Guillaume Spook

« Trashtime ça se boit comme du petit lait !» – Belzebuth à Lucifer

15781054_712140288945374_7145037046785064616_nIntroduction au fanzine subversif Trashtimes, option satanique de surcroît. On ne peut faire mieux avec ce numéro N°17 essentiellement focus sur les apparitions du Malin sur Terre avec l’énorme dossier d’ouverture sur Anton LaVey (pseudo-réincarnation bouffonnesque du grand Aleister Crowley) et sa création de L’Église de Satan dans les années 60. Un dossier complet retraçant ses méfaits dans la démocratisation et vulgarisation de l’idéologie satanique au sens strict (de manière quasi sérieuse et très intéressante), puis en tant que show/businessman dans l’ouverture de l’image du démon cornu avec sa petite carrière d’acteur, tous les show auquel il a pu participer et toutes les bouffonneries qu’il a créé ; sans oublier les petites aventures de ses comparses et fidèles en lien à divers événements marquants de cette décennie des 70’s (notamment l’affiliation de Charles Manson au mouvement ou encore les liens des Stones avec l’ancien ami et bras droit de LaVey).
Mais comme la vraie vie n’est jamais reluisante et toujours en dessous de ce que le vrai divertissement peut nous donner, Mr Trashtimes (au savoir encyclopédique) défile le reste de ses pages dans la subculture avec la grosse vague Satansploitation lancée par le mythique film Rosemary’s Baby de Polanski. Que ce soit dans l’univers du cinéma de genre, avec 1 000 et unes pelloches aguicheuses, dans le monde du porno d’abord softcore puis plus hard, beaucoup moins aguicheur pour le coup, ou encore dans le monde du comic book avec un focus sur les aventures du fils de Satan chez Marvel en compagnie de Stan Lee, on a TOUTES les facettes abordées. Avec un point de départ bien défini : l’élément déclencheur qu’était le film de Polanski, véritable exemple que Satan + divertissement pouvait être un régal et égal à un gros succès avec beaucoup d’argent à la clé. Un angle d’attaque intéressant pour cette thèse développée qui me donne encore des tonnes de noms à noter sur ma liste (déjà interminable) de films et œuvres à découvrir. Que ce soit les documentaires (Satanica sur LaVey), les films (Brotherhood of Satan, Legacy of Satan) ou littérature, on est servi.
Un gros plus que ce dossier sur le Satan’s porn, qui devient vite un moyen détourné de se familiariser avec les batifolages de Lucifer et de ses charmantes dames (et hommes aussi attention, la parité est de mise) sans avoir à endurer ces heures de mauvais goût et de médiocrité n’excitant pas plus un Ed Gein en chaleur que le petit ouvrier du coin (même si quelques écarts faisant gonfler le membre ont l’air de pointer le bout au détour d’un visionnage).
N’oublions pas non plus l’admirable interview de Camion Blanc/Camion Noir sur ses activités d’éditeur littéraire indépendant. Le premier spécialisé dans l’univers musical en marge de ce que l’on peut trouver chez le libraire du coin et autres fnacs – le second lui plus controversé et spécialisé dans les écrits un peu plus « extrêmes ». Un catalogue fourni qui compte en son sein pour exemple la bio’ de Rob Zombie, Ozzy Osbourne, l’autobiographie Nergal (leader de Behemoth), et bien d’autres qui donnent l’eau à la bouche… Du côté de chez Camion Noir on est plus des environs de la Bible Satanique, Je suis Albert Fish ou l’Affaire Ed Gein… Tout aussi intéressant même si différents, avec un entretien complet qui donne qu’une envie, s’y plonger et pas qu’à moitié.
Bon le sommaire est beaucoup plus fourni nous approvisionnant d’une tonne d’avis sur le cinéma des 70’S, et tout l’aspect culturel de la chose, des coups de cœurs et déception, mais si vous voulez en savoir plus et bah il faut acheter mes loustics ! J’espère vous avoir donné un petit avant-goût de cette revue des plus calée avec les rubriques qui m’ont le plus marquée.
Mais en somme ce qu’il faut retenir c’est que : c’est ultra complet, très érudit et très fouillé. En plus de ça, c’est pas cher et ça fait du bien. Je dirais juste que j’en ai découvert des tonnes jusque dans le côté musical de la bête, avec des groupes comme Coven et Mac Sabbath (parodie de Black Sabbath qui ne m’attire pas plus que ça…).
J’ai toujours été attiré par cet ésotérisme et cette idéologie satanique. J’aime sa représentation et le personnage du diable me fascine au plus haut point. Une figure emblématique de l’horreur à la fois effrayante et très poétique. C’est avec un véritable plaisir que j’ai lu avec attention ces pages, qui survole tous ces aspects et plus encore. Comblé, ça oui, par un travail d’investigation poussé qui fait bien plaisir à voir et qui place Trashtimes comme une référence de l’information décalée qui, plus qu’initier à cette culture, parle aussi bien aux plus férus d’entre nous. Comme dirait le sale gosse bourré au sucre : « Pour les grands et les petits », de 6 à 666 ans !

Toute l’actualité de Trashtimes sur : – https://www.facebook.com/TRASHTIMES/

Pour soutenir la cause : – http://trashtimes.tictail.com/

Howard Bartleh

Publicités

Une réflexion au sujet de « Trashtimes N°17 (2016), Guillaume Spook »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s